Vous marchez dans la rue,
fatigué ou malade,
soucieux ou déprimé,
le ventre troué d'angoisse,
quand s'abat sur vous... une sensation de félicité totale.
Un dixième de seconde pour comprendre?
Vous venez de passer sous un mimosa en fleurs et un piaf s'est mis à chanter.
A quoi tient le bonheur... !?
un rai de soleil, un éblouissement qui manque me faire rater le trottoir, un ciel transpercé et c'est mon humeur qui rayonne
moi je dis souvent en guise d'explication que je suis une plante héliotrope :o)
Héliotrope toute l'année ou seulement l'hiver? Parce que le soleil de l'été me ferait plutôt fuir tant je redoute la chaleur, et je ne parlerai pas des tartines de crème solaire que je suis obligée de me coltiner, par pudeur pour ma blanchitude...
Et t'en vas chercher le bonheur, en aveyron profond..... t'iras le trouver le brin de mimosa rayonnant au soleil de février et le gai siffloti du piaf !!!! J'me marre !!!! Imagine.... brouillard à couper au couteau et -5 au thermomètre ......humm... ton côte végétal se fera plante de la stèppe !!
Rhâââ!! J'ai merdouillé! Encore une faute d'inattention! Pas vu l'Amstramgram... Bref, la délicate plante fragile que je suis, grace à son voile de forçage, sa couverture chauffante, combinaison de ski et autre serre mobile à radiateur intégré, va parfaitement s'adapter à son nouvel univers. D'autant plus que si elle n'a pas rendu l'âme avec les -15° qui l'ont sans doute chatouillée la semaine passée, une magnifique (et inexplicable) souche de bananier doit toujours sévir le long du mur sud de la grange. Et n'oublions pas le doux meuglement de la vache moyenne aveyronnaise le soir au fond des bois.
Hein qu'ça en jette et qu't'est jalouse grave, là...!!!?