Mon fils, depuis qu'il est en âge de marcher est un glaneur de trottoirs...
Il les arpente généralement les yeux rivés au sol, à la recherche d'irrésistibles trésors.
Tout le charme, depuis de minuscules perles évadées jusqu'au Millionnaire jeté avec dépit après un gratouillage stérile.
Depuis quelques mois, il transforme ses trouvailles en menues offrandes que j'accueille avec le respect qu'elles méritent.
Ce matin, le voilà qui farfouille dans la panière à linge, récupère son short crasseux de la veille et extrait une adorable barrette de petite fille... dégradé de rose et paillettes. (De roses? Papa, tu ne voudrais pas être le modérateur orthographico-grammairien de mon blog?)
N'écoutant que mon courage et avec une virtuosité déconcertante, je saisis la merveille ainsi qu'une mèche de cheveux, tout en me confondant en remerciements, m'extasiant sur l'objet et m'interrogeant avec angoisse: c'est gros comment une lente?
Bref, j'arbore vaillament ce précieux cadeau. Hugo rougit de joie et de fierté. (Moi aussi...!?) Et de m'annoncer, se délectant: c'est Marie-Céleste qui l'a perdue!
Pardonne-moi petite Marie, mais je n'ai pas eu le coeur de gâcher son plaisir; j'ai gardé la barrette.
Je m'engage solennellement à lui expliquer un peu plus tard...
...Avant qu'il ne cueille son butin dans les cheveux des filles?
Et puis je n'aime pas les paillettes.
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